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La Russie ébauche un retour tactique dans la guerre au Yémen

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18.01.2019

Relativement circonspecte ces dernières années sur le dossier, Moscou a vivement encouragé, début janvier, les efforts de médiation des Nations unies au Yémen.

Dans les mois à venir, le Kremlin, soutien des rebelles houthis et partenaire économique de l’Arabie saoudite pro-loyaliste, pourrait jouer un rôle clé dans le règlement du conflit.

Des soutiens aux rebelles houthis, au Yémen, le 13 décembre 2018. / Hani Mohammed/AP

Lors de son passage à la tribune, il a solennellement salué les efforts déployés par l’ONU pour « mettre fin aux hostilités » des belligérants enlisés, depuis près de quatre ans, dans le bourbier yéménite. Mercredi 9 janvier, l’ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, Vasily Nebenzia, a promis le soutien de Moscou, jusqu’ici relativement sceptique sur ces tentatives de pourparlers, aux négociations inter-yéménites de paix amorcées par l’organisation.

Dans les mois à venir, le Kremlin qui a soutenu ces dernières années les rebelles houthis appuyés par l’Iran, et qui demeure un partenaire économique stratégique de l’Arabie saoudite, à la tête de la coalition internationale engagée aux côtés des forces loyalistes, pourrait jouer un rôle clé dans le processus de résolution au conflit.

Peut-on espérer une résolution de la guerre au Yémen en 2019 ?

« Le soutien de la Russie aux houthistes est resté une politique constante de sa diplomatie multilatérale depuis le début de la guerre au Yémen, en mars 2015 », rappelle le doctorant Samuel Ramani, spécialiste des relations internationales à l’Université d’Oxford, sur le site américain d’Al-Monitor. Au mois d’avril de cette même année, la Russie avait alors été la seule nation membre du Conseil de sécurité de l’ONU à s’abstenir de voter sur la résolution 2216, appelant à la mise en place d’un embargo sur les armes des houthistes et imposant une interdiction de voyager au dirigeant du mouvement, Abdulmalik al-Houthi.

Les relations bilatérales ont pourtant aussi été émaillées, depuis le début de la guerre, de tensions. En décembre 2017, le Kremlin avait même ordonné le rapatriement de son personnel diplomatique de la capitale, Sanaa, pour manifester son désaccord avec l’implication des insurgés dans l’assassinat du........

© La Croix